Rémunérations et responsabilités des CFO européens Étude exclusive Michael Page International

Par , le 09/12/2011

Michael Page International publie la première édition du Baromètre Européen CFO qui mesure l’état d’esprit des CFO et analyse leurs visions de leurs responsabilités professionnelles, de leurs rémunérations et de leurs possibilités d’évolution de carrière.

L’échelle des salaires des CFO européens

La rémunération annuelle des CFO (bonus et avantages compris) est inférieure à 60 000€ pour 8% d’entre eux. 13% ont une rémunération supérieure à 200 000€. Plus de 40% des CFO européens gagnent 120 000€ ou plus par an.

Au-delà des caractéristiques personnelles (sexe, formation, expérience…), la rémunération fluctue avant tout en fonction de la taille de l’entreprise. Les 2/3 des CFO d’entreprises de moins de 100 personnes gagnent moins de 120 000€ par an, et seulement 6% d’entre eux plus de 200 000€. Inversement, dans les entreprises de plus de 5 000 salariés, seulement 25% des CFO ont une rémunération inférieure à 120 000€.

Les CFO Suisses, Allemands et Autrichiens bénéficient des plus fortes rémunérations, plus de 80% d’entre se situent au dessus de la barre des 120 000€ par an. Ce qui n’est le cas que d’un tiers de leurs collègues Espagnols, Suédois, Français ou Polonais. Environ 20% des CFO Polonais et Portugais déclarent gagner moins de 60 000€ par an.

Un rôle majeur et des responsabilités multiples

Au-delà de leurs responsabilités financières, les CFO assurent de multiples responsabilités.  67% d’entre eux gèrent des tâches administratives, 48% traitent des questions juridiques. 41% ont des responsabilités informatiques et 37% interviennent dans les RH. 26% sont partie prenante de la fonction achats.

La multiplicité des responsabilités est inversement proportionnelle à la taille du département financier de l’entreprise. 78% des CFO dirigeant des départements financiers de moins de 10 personnes déclarent assurer aussi des tâches administratives, contre 59% dans les départements de plus de 100 collaborateurs.

L’importance du CFO se mesure aussi à la qualité de sa relation avec le dirigeant de l’entreprise. Pour 38% des répondants, leur relation avec le PDG est décrite comme « collaboration ». 36% disent « travailler en équipe » avec leur PDG. Ils ne sont que 11% à avoir une relation essentiellement « hiérarchique » avec le dirigeant.

Un rôle moteur de la transformation de l’entreprise

Les CFO déclarent devoir relever d’importants défis pour transformer leur entreprise. 54% d’entre eux sont impliqués dans l’amélioration des processus d’achat. 50% participent activement à la mise en place de nouveaux systèmes informatiques et ERP. L’internationalisation de l’activité est un projet en cours pour 44% des CFO européens. 42% d’entre eux cherchent de nouvelles sources d’investissement, 34% sont engagés dans la restructuration ou le développement de leurs services administratifs et 33% dans une fusion-acquisition. Seulement 21% des CFO travaillent encore à la création de centres de services partagés.

Compétences clés et perspective de carrière

4 CFO sur 10 considèrent que le professionnalisme et l’éthique sont des éléments importants de leur poste. Les compétences en matière de gouvernance d’entreprise obtiennent un score de 38%. A l’inverse, les compétences plus techniques ne sont pas considérées comme essentielles : seulement 1/3 des CFO voient la gestion de trésorerie comme une compétence importante. De même pour l’analyse financière (23%), les compétences en investissement et options financières (14%), la connaissance des IFRS et IAS (6%) ainsi que la fiscalité et l’audit (5%).

Les CFO tentent de se projeter dans leur avenir mais sans grande ambition pour le plus grand nombre : 46% d’entre eux pensent occuper dans deux ans le même poste qu’aujourd’hui. 17% sont beaucoup plus ambitieux et disent avoir pour objectif de devenir PDG ou DG dans les 2 ans.

Près d’un CFO sur 2 (47%) serait prêt à s’expatrier pour faire évoluer sa carrière. De façon générale, la motivation principale pour changer de poste est la hausse de la rémunération, 54% des CFO citent ce critère comme « fondamental pour envisager un changement professionnel ».

*Questionnaire auto-administré sur Internet en février-mars 2011 auprès de 2407 CFO de 14 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Russie, Suisse, Suède, Turquie)

Pour en savoir plus et recevoir les résultats complets de l’étude : http://www.michaelpage.fr/productsApp/MiniSites/cfo/home.htm




Retrouvez-nous sur

Facebook Twitter RSS Mail Linkedin Viadeo

Articles les plus lus

Le bien-être au travail : au carrefour des politiques RH et RSE

Née des attentes sociétales et de la législation, la RSE (responsabilité sociale ou sociétale de l’entreprise) en ...

Le sport en entreprise : quels enjeux ?

Réaliser 10 000 pas par jour, pratiquer une activité physique quotidienne pendant au moins 30 minutes, mesurer la dis ...

Entretien : comment aborder la question du salaire ?

Aborder la question de la rémunération en entretien n’est pas toujours chose aisée. A quel moment amener le sujet  ...