QVT : quels leviers pour les managers ?

Par , le 01/08/2016

QVT managementLe rôle des managers ne cesse d’évoluer. Dernière tendance en date, le management par la bienveillance, fait de plus d’écoute et d’accompagnement. A l’heure où les DRH placent la QVT (qualité de vie au travail) dans le Top 3 de leurs priorités pour 2020, comment les managers peuvent-ils influencer les résultats de leur(s) équipe(s) en jouant sur des aspects « bien-être » pour développer la performance ? Reconnaissance, organisation et ambiance de travail, flexibilité : tour d’horizon des leviers à disposition des managers.

Le Manager en première ligne pour augmenter la qualité de vie au travail

C’est un fait : un salarié épanoui est plus productif, voire même plus créatif mais l’épanouissement d’un collaborateur ne saurait se limiter à la qualité des outils, avantages ou infrastructures mis à sa disposition. Selon une étude publiée sur Harvard Business Review, 64% associent en effet la qualité de vie professionnelle au respect, 58% à la reconnaissance. Des résultats qui soulignent l’importance du management et du rôle du manager. Ce dernier est garant du maintien du cercle vertueux qui met la QVT au service de la performance individuelle et collective. C’est à lui de motiver, d’encourager et d’accompagner les collaborateurs au quotidien.

Reconnaissance et responsabilisation comme moteurs de la performance

Le bien-être d’un collaborateur passe par le respect et la reconnaissance de son travail, réelles sources de motivation. La valorisation d’initiatives personnelles est souvent sous-estimée : un manager aura pourtant tout intérêt à souligner et mettre en avant les actions « moteurs », la prise de responsabilité d’un membre de son équipe et à l’y encourager. Le travail fourni, l’apport de chacun à une réussite collective doit être reconnu. Le manager doit pouvoir permettre à ses équipes de se situer dans le projet global de l’entreprise, de prendre conscience de leur apport, des liens qui les unissent aux autres acteurs de l’entreprise aussi. C’est cette conscience de faire partie d’un tout qui génèrera la fierté d’appartenance dont découlera un investissement plus grand.

Reconnaître la qualité du travail accompli et responsabiliser ses équipes sont donc des éléments clés qui doivent permettre au manager de donner plus d’autonomie à ses collaborateurs. Pour créer de la confiance et de l’engagement, il faut pouvoir inclure les membres de l’équipe dans la prise de décision ou le processus de création d’un projet par exemple (notion d’agilité). Il faut donner du sens pour permettre au salarié d’être réellement acteur de son poste et de s’épanouir.

L’organisation du travail pour réduire le stress

Le manager se doit d’être à l’écoute de ses équipes et de ce qui s’en dégage afin d’identifier les éventuels risques psycho-sociaux, les situations provoquant du stress et pouvant entraîner démotivation et désengagement chez un collaborateur. C’est ainsi qu’il sera le plus à même d’accompagner son équipe dans la gestion de la charge de travail, de proposer de la flexibilité (horaires flexibles pour les parents, possibilité de télé-travailler dans le cadre de certains projets, ne pas planifier de réunions tôt le matin ou tard le soir, …), de désamorcer certains conflits en en anticipant la genèse, d’identifier des problèmes fonctionnels ou relationnels. Pour permettre à ses équipes de passer outre certaines difficultés et d’évoluer, le manager doit également avoir conscience de son rôle dans l’accompagnement de ses collaborateurs en termes de montée en compétences et de développement personnel.

Le bien-être au travail passe aussi par l’environnement

Le manager peut-il influer sur l’environnement de travail ? En partie. Il peut en effet anticiper et remonter les besoins ou suggestions des équipes (installation de logiciels faisant défaut aux équipes ou à certains membres, problèmes d’infrastructures – mise à disposition d’un coin cuisine, d’une fontaine à eau, demande de matériel ergonomique, etc -, …) et agir en direct sur certains aspects propres à l’environnement physique (réduire le bruit en open-space, proposer des espaces de discussion isolés, …). Il doit également œuvrer à la cohésion de son équipe, à travers des actions de team-building par exemple, des déjeuners ou points informels.

Le manager, pour accompagner la démarche QVT de son entreprise devra permettre à son équipe d’évoluer dans un cadre plus serein et propice à une performance optimale.

A lire également : l’article d’Isabelle Bastide, PDG de PageGroup L’agilité comme vecteur de bien-être et levier de performance.




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