Maîtrise de l’anglais : indispensable

Par , le 03/09/2014

englishC’est un fait : les Français sont fâchés avec l’anglais. Selon une étude Cadremploi & 1to1English, les cadres ne dérogeraient pas à la règle (50% des cadres interrogés estiment avoir un niveau débutant ou intermédiaire). Handicapant, puisque l’anglais est aujourd’hui un outil de travail indispensable. Les compétences linguistiques sont d’ailleurs testées dans 60% des recrutements de cadres. Comment profiter de la recherche d’emploi pour se remettre à niveau, selon les exigences de votre secteur et de votre profil ? Quelques pistes.

Le CPF : vous avez peut-être accumulé des heures de formation que vous n’avez pas utilisées. Sachez que vous pouvez toujours en bénéficier, même après rupture de votre contrat de travail si son interruption ouvre droit à une prise en charge par le régime d’assurance chômage (licenciement, démission considérée comme « légitime » par l’Assurance chômage, rupture conventionnelle du CDI dans le cadre de l’article L. 1237-11 du code du travail, fin de CDD, etc.). Les premières formations à l’anglais sont disponibles ici.

Si vous avez déjà utilisé l’intégralité de vos droits lorsque vous étiez en activité, vous pouvez demander la « Formation anglais cadres », organisée par l’ACIFE et prise en charge par Pôle Emploi pendant votre période de chômage. Cette formation dispense aux cadres (ressources humaines, commercial et management) des cours d’anglais à usage professionnel. Pour être éligible, vous devez justifier de 3 ans d’ancienneté en tant que cadre. La formation délivre 370 heures de formation, 25 heures de technique de recherche d’emploi en langue anglaise, ainsi que 5 heures d’évaluation et de bilan. Un plus pour votre candidature.

Autre solution : pratiquer régulièrement avec un natif. De nombreux sites (iTalki, les petites annonces de Fusac…) proposent de rencontrer des internautes à travers le monde et d’échanger avec eux virtuellement. Certes, vous ne pratiquerez pas l’anglais des affaires, mais échanger de façon informelle, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral peut permettre de se réconcilier avec la langue. Car l’une des principales raisons pour lesquelles les Français parlent si peu l’anglais reste le manque de confiance en soi (pour 1 cadre sur 2) !

Comment valoriser votre maîtrise de l’anglais dans vos candidatures ?

A compétences égales, une bonne maîtrise de la langue peut se révéler être un véritable atout. Il est donc primordial de soigner cette partie de votre CV, trop souvent expédiée par un « Lu, parlé, écrit » approximatif et scolaire. Si vous avez bénéficié d’une formation et d’un bilan, définir votre niveau ne devrait pas vous poser de problème. Si ce n’est pas le cas, il faut employer les tournures adéquates pour que le recruteur ait un bon aperçu de votre niveau à la lecture de votre CV. Soyez concret : indiquez à quelle fréquence vous avez recours à cette langue dans votre travail (quotidien, hebdomadaire,…) et comment (points téléphoniques, réunions, rapports écrits…). Les recruteurs peuvent également être intéressés par le score obtenu au TOEFL (Test of English as a Foreign Language) reconnu à l’international ou au TOEIC (Test of English for International Communication) témoignant de votre niveau d’anglais dans un contexte professionnel. Ils sont également de plus en plus nombreux à demander un certificat CECR au candidat : le Cadre Européen Commun de Référence pour les langues, décrivant les compétences selon 6 niveaux (A1 et A2, B1 et B2, C1 et C2). Anticipez les phases de test pour pouvoir justifier en temps voulu de votre niveau.

Enfin, si le poste auquel vous postulez requiert des compétences solides en langue et que l’annonce est en anglais, rédigez votre e-mail de motivation dans la langue de Shakespeare. Démontrer sa connaissance d’une langue, c’est aussi s’adapter aux codes liés à sa culture. Il faut ainsi savoir se montrer succinct et concret lorsque l’on rédige en anglais : « straight to the point » en somme. Pour vous aider à rédiger correctement vos e-mails, consultez ces quelques conseils.

Article mis à jour le 8 avril 2015.

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