Les cadres, heureux au travail ?

Par , le 28/04/2014

Worried-businessmanSelon le dernier baromètre Ifop Cadremploi, les cadres auraient tendance à moins s’épanouir au travail : 40% seulement sont optimistes face au marché de l’emploi des cadres et 32% affirment envisager un changement de métier. Le contexte de restructuration forte et de réorganisation n’y est probablement pas étranger.

Lorsqu’on leur demande les critères du job idéal, la rémunération arrive cette année encore en tête (39%), suivie de près par « une bonne ambiance » de travail (36% des sondés). Le contexte économique instable aurait donc pour conséquence de recentrer les besoins des cadres sur le relationnel et les valeurs humaines.

Mais qu’entendent les sondés par « ambiance de travail » ?

Il s’agit pour certains cadres de la reconnaissance de leur travail par leur hiérarchie : elle donne un sens aux actions menées et valorise le salarié, parfaitement intégré au projet de l’entreprise. Cela participe également à sa sécurisation, notamment dans un contexte plus instable. La reconnaissance se matérialise au quotidien par des compliments ou des encouragements ou, plus concrètement, par des augmentations et des primes.

L’ambiance de travail, c’est également l’esprit d’équipe, la nature des relations avec les collaborateurs ou les supérieurs hiérarchiques : déjeuners, sport au travail, ou simples pauses café contribuent à une meilleure connaissance de l’autre, au-delà de sa fonction. Ces échanges permettent d’instaurer une plus grande confiance au sein de l’équipe et favorise la productivité.

L’équilibre vie professionnelle / vie personnelle

Si l’ambiance au travail est un critère important pour les cadres, ils sont également de plus en plus nombreux à revendiquer un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle, fondamental pour leur bien-être. Il faut alors savoir s’organiser pour que le professionnel n’empiète pas sur le personnel, et vice versa.

Des aménagements de planning peuvent être trouvés pour pouvoir se consacrer au minimum à son propre bien-être. Le télétravail est par exemple une excellente alternative lorsque l’on doit assumer certaines responsabilités personnelles sans pour autant négliger ses obligations professionnelles. Si la France a longtemps été en retard, ce sont aujourd’hui 16,7 % des salariés qui pratiquent le télétravail, au moins un jour par semaine.

Vous pouvez vous interroger : savez-vous lâcher prise le week-end ? Consultez-vous vos e-mails le soir avant de vous coucher ou pendant vos congés ? C’est une véritable problématique à laquelle s’est intéressé le Syntec : début avril, le patronat des sociétés d’ingénierie et de conseil, et des bureaux d’études (Syntec et Cinov) a signé avec la CFDT et la CGC un avenant à l’accord de 1999 sur les 35H qui pourrait avoir valeur d’exemple. Cet avenant permet d’affirmer une « obligation de déconnexion des outils de communication à distance » pour assurer aux salariés des temps de repos minimaux.

Enfin côté bien-être toujours, pensez au sport après le travail, excellent allié pour relâcher la pression, rester en bonne santé et… performant !




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