Egalité professionnelle : le cas des femmes cadres

Par , le 13/06/2014

féministation-cadresLe 13 janvier 2011 était votée la loi Copé-Zimmermann imposant aux groupes français côtés en bourse et aux sociétés de plus de 500 salariés, réalisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, de respecter un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration d’ici 2017. Inquiètes pour leur image de marque, les entreprises du CAC 40 ont rapidement réagi et atteint 20,6% d’administratrices dès la première année (30% à ce jour selon une étude du cabinet Ethic & Boards). Si ce chiffre démontre un élan positif dans les grandes structures, cette évolution ne touche encore que peu les petites sociétés. Quant aux autres fonctions cadres, elles restent peu affectées par ces évolutions et de nombreuses inégalités demeurent.

Le salaire figure parmi les disparités les plus communes. Toutes professions et temps de travail confondus, on observe un écart de 24% entre hommes et femmes. A poste et expérience équivalents, les femmes touchent 9 % de moins, selon l’Observatoire des Inégalités et l’écart atteint même 28 % chez les cadres supérieurs. Cet écart s’explique notamment par une proportion moins forte des femmes à accéder à des postes à responsabilités, mieux payés.

Quels sont les obstacles à l’ascension des femmes ?

De nombreuses études l’ont déjà démontré, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à avoir suivi des études supérieures. Alors, pourquoi ce fossé ? L’autocensure est souvent le premier motif avancé par les femmes interrogées. Même les plus carriéristes admettent qu’elles sont souvent moins compétitrices que les hommes et ne pensent pas se battre avec les mêmes armes. Les récentes évolutions et efforts des entreprises pour réduire les écarts entre femmes et hommes ne suffisent pas à effacer le sentiment d’infériorité supporté par les femmes. Résultat : des ambitions souvent mises de côté. Cette attitude de repli est d’ailleurs observée dès le choix des études : les hommes auront tendance à se spécialiser dans des filières plus techniques (écoles de commerce, d’ingénieurs…), tandis que les femmes choisiront davantage des formations moins rémunératrices (écoles de communication, filières administratives, …).

Autre frein plus évident et inhérent à la condition de la femme : la maternité. Les femmes doivent parfois prouver leur ambition plus que les hommes, jugés quant à eux sur leurs compétences et leurs aptitudes pour un poste à responsabilités. Pour une entreprise, un homme reste souvent perçu comme plus disponible, libre de toute contrainte familiale.

Certains postes de cadres tendent néanmoins à se féminiser. La catégorie des cadres, ingénieurs et consultants du secteur digital par exemple compte aujourd’hui 25% de femmes. Si cette proportion reste faible pour le moment, elle est en nette évolution ces dernières années.

féministation-cadres1Le mentoring comme solution ?

Pour encourager les femmes à prendre la place qu’elles méritent, certaines entreprises ont recours au mentoring. Un mentor – une femme de l’entreprise pouvant valoriser son ascension professionnelle ou un homme pour confronter les personnalités et faire tomber certaines barrières que les femmes s’imposent parfois – accompagne alors une femme désireuse d’évoluer. L’objectif : un programme de mentorat qui facilite la mise en œuvre du management au féminin par l’échange d’expérience.




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