Blockchain, assurtech, réglementations : ce qui bouge dans l’assurance

Par , le 24/02/2017

Challenges AssurancesFortement challengé par les nouvelles technologies, le secteur de l’assurance est plus que jamais en pleine mutation. Les comportements utilisateurs évoluent et les professionnels de l’assurance doivent faire preuve de souplesse et d’agilité pour repenser leurs modèles et faire face à de nouveaux concurrents. Réglementations, digitalisation, nouveaux acteurs… : à l’approche des Argus d’or de l’assurance, tour d’horizon des trois principaux challenges du secteur en 2017.

Assurtech : la révolution est en marche !

Les Assurtech représentent le plus grand bouleversement du secteur de l’assurance. Ces jeunes entreprises innovantes issues de la fintech transforment l’expérience client et pourraient bien imposer de nouveaux standards à un secteur très réglementé. L’assurtech associe l’assurance aux nouvelles technologies (Big Data, blockchain, intelligence artificielle) et redessine les business models. Moins chères, plus personnalisées et dotées d’un fort pouvoir de disruption, les assurtech offrent une concurrence de taille pour les acteurs historiques. D’après une étude PWC, 75% des sondés, s’attendent à ce que les assurtech révolutionnent le secteur dans les 5 prochaines années.

Les nouveaux acteurs ont en effet saisi toute l’importance du Big Data qui permet de compiler des millions d’informations pour mieux appréhender le risque, d’affiner les prix et de lutter contre la fraude. Les objets connectés commencent également à jouer un rôle dans les contrats d’assurance ; Un assureur américain offre par exemple déjà des remises aux porteurs d’objets connectés monitorant leur activité physique.

Si quelques Fintech émergent déjà sur ces nouveaux sujets, les assureurs traditionnels peinent encore à suivre le rythme de leurs clients ultra-digitalisés. Mais une technologie pourrait bien les aider à rattraper leur « retard » : la blockchain !

La blockchain, quels usages pour l’assurance ?

La blockchain, après avoir séduit le milieu bancaire, suscite à présent l’intérêt des acteurs de l’assurance. Qu’est-ce que la blockchain ? Pour faire simple, c’est une gigantesque base de données qui  contient l’historique de tous les échanges effectués entre les utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est ultra sécurisée, inviolable et non modifiable. Elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans l’intermédiaire d’un tiers de confiance (une banque par exemple).

Cette technologie peut donc apporter des solutions concrètes à certains challenges complexes auxquels les assureurs doivent faire face. Elle permet le développement de « smart contracts », grâce à des programmes autonomes qui peuvent exécuter automatiquement les termes d’un contrat. Par exemple, on pourrait imaginer déclencher un remboursement automatique sur la vérification d’un retard ou d’une annulation de vol auprès d’un autre programme. Aucune personne physique n’intervient dans le processus ce qui implique une diminution des coûts de structure. Cette technologie permet aussi d’apporter plus de transparence dans la relation client et grâce à cette gigantesque base de données, les comportements types des assurés peuvent être analysés et les offres proposées hyper-personnalisées donnant ainsi l’opportunité aux assureurs traditionnels de concurrencer les fintech.

Nouvelles réglementations, créatrices d’opportunités

Du coté macro, le secteur de l’assurance ne cesse d’être exposé à de nouvelles réglementations. Après la loi Hamon, la mise en conformité Solvabilité 2, la DDA, l’ANI (Généralisation de la complémentaire santé), c’est au tour de la réglementation PRIIPS (réglementation européenne qui couvre les produits d’investissement) de formaliser le secteur. Si beaucoup voient d’un mauvais œil ces mesures, couplées à la digitalisation du secteur, elles sont peut-être aussi des opportunités en termes d’emploi. Elles génèrent par exemple de nombreux recrutements sur les profils de commerciaux et de gestionnaires de contrat (impact de l’ANI). Ces deux familles de métiers ont représenté plus de 60% des embauches du secteur en 2016. D’autres profils, plus pointus, devraient en 2017 être la cible des recruteurs : les data scientists et data analysts qui sont convoités aussi bien par les assurtech que par les acteurs traditionnels. Les risk managers sont eux aussi très prisés dans le secteur de l’assurance ; avec la multiplication des risques (environnement, cyber risque, terrorisme, etc..) leur nombre ne cesse d’augmenter.

L’assurance offre de belles opportunités de carrière et les profils cadres issus de le génération Y ont une vraie valeur ajoutée à apporter dans ce secteur en pleine transformation.

 




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